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L’épreuve des faits

Lors d’une année exceptionnellement difficile, le bon choix technique peut faire toute la différence. Pour de nombreux agriculteurs d’Australie-Méridionale, le travail profond du sol avec BEDNAR TERRALAND TN s’est imposé comme un levier essentiel pour améliorer la structure du sol, conserver davantage d’humidité et aider les cultures à mieux résister au stress hydrique comme au gel.

Cela ne fait aucun doute : 2024 a été l’une des années les plus difficiles jamais enregistrées. Scott Hutchings, agronome en chef chez Delta Ag, décrit cette campagne comme une saison qui restera dans les annales.

« Nous avons connu les 20 mois les plus secs depuis 1900 », explique Scott. « Les précipitations ont été très faibles au cours des 18 derniers mois, et la majeure partie est tombée lors de quelques épisodes pluvieux estivaux. Les précipitations hivernales ont été très inférieures à la moyenne. »

Ce manque d’humidité a laissé de nombreux agriculteurs avec de faibles réserves en eau dans le sol au moment d’aborder la saison. Comme le souligne Scott, certaines régions ont bien reçu un peu de pluie en novembre et en décembre, mais cela n’a pas suffi à compenser l’important déficit hydrique.

Scott Hutchings, Delta Ag

Scott Hutchings, Delta Ag

« La température moyenne était plus basse et, avec des sols secs qui retenaient mal l’humidité, nous avons également observé de nombreux épisodes de gel dans la région », ajoute-t-il. « Ces conditions, combinées à un été particulièrement chaud, ont exercé une pression énorme sur les agriculteurs et rendu le début de la campagne 2024 très difficile. »

Le gel a représenté un défi particulier, que les agriculteurs ont dû gérer avec beaucoup de prudence.

« Lors d’années comme celle-ci, nous connaissons généralement beaucoup de gelées », explique Scott. « Lorsque les sols sont secs, le gel se fait sentir plus fortement, surtout dans les zones basses. »

Certains agriculteurs équipés de systèmes d’irrigation ont pu limiter les dégâts en irriguant avant les épisodes de gel. Mais, selon Scott, le problème peut malgré tout rester récurrent.

« Là où nous avons constaté une amélioration, c’est sur les sols ayant bénéficié d’un travail de restructuration. Améliorer la structure du sol et retenir davantage d’humidité dans le profil ont été des facteurs essentiels pour réduire l’impact du gel. »

Pour de nombreux agriculteurs, améliorer la santé du sol est devenu une condition indispensable pour traverser une saison aussi exigeante. L’une des pratiques qui gagne du terrain dans la région est le Bednarring, une méthode d’amélioration du sol qui consiste à remonter des fractions plus argileuses depuis les couches profondes du profil et à les mélanger avec des horizons plus légers ou sableux.

Dans ce contexte, un décompacteur comme BEDNAR TERRALAND TN joue un rôle central. Son travail permet de fissurer les couches compactées, d’améliorer l’infiltration de l’eau, d’aérer le profil et de favoriser un enracinement plus profond. Sur les sols à faible capacité de rétention, cette intervention peut aider à conserver l’humidité plus longtemps et à obtenir une levée plus régulière.

Des résultats concrets

Craig Hyde exploite 34 000 acres près de Meribah, à la frontière entre l’Australie-Méridionale et l’État de Victoria. Comme de nombreux agriculteurs de la région, il a adopté le travail profond du sol pour améliorer la santé et la résilience de ses terres.

Son exploitation familiale, transmise sur trois générations, a été confrontée aux mêmes conditions difficiles que celles décrites par Scott. Avec seulement 77 mm de pluie pendant la période de végétation, pour un total annuel de 180 mm, et des dégâts persistants dus au gel, Craig ne savait pas comment la campagne 2024 allait évoluer.

Cependant, après avoir travaillé environ 2 000 acres, principalement sur des buttes sablonneuses, les résultats ont été remarquables.

« L’année dernière, nous avons traité environ 1 000 hectares, en nous concentrant surtout sur les petites collines, car nous pensions qu’elles en bénéficieraient davantage que le reste de l’exploitation », explique Craig.

L’année précédente avait été décevante. Sur les zones plus plates et plus argileuses, les rendements n’avaient atteint que 0,7 à 1 tonne par hectare. Cette année, après l’amélioration du sol, les résultats ont été nettement meilleurs, y compris dans les zones difficiles.

« Les collines produisaient 2 à 3 tonnes par hectare », indique Craig.

« Dans les zones plates, qui devraient pourtant être de meilleures terres, nous avons tout de même enregistré des rendements d’environ 1,2 à 1,5 tonne par hectare », ajoute-t-il.

L’un des principaux avantages observés par Craig est l’amélioration de la rétention d’humidité, particulièrement pendant les périodes sèches.

« En remontant des éléments plus argileux depuis la profondeur et en les répartissant dans la couche supérieure, nous avons obtenu une meilleure levée. Même lorsque le sol s’est asséché, les cultures implantées sur les parcelles travaillées ont levé beaucoup plus tôt et se sont montrées nettement plus vigoureuses que celles qui n’avaient pas germé aussi rapidement. »

Cette levée précoce a eu un effet direct sur le développement des cultures.

« Les cultures qui ont levé tôt semblaient prendre de l’avance sur toutes les autres. Lorsque l’humidité a commencé à manquer, elles étaient déjà bien implantées. »

Le succès obtenu a été suffisamment net pour que Craig envisage désormais d’étendre cette pratique.

« L’année dernière était notre première année d’utilisation, et le résultat a été très positif », affirme-t-il. « Nous prévoyons maintenant de traiter 5 000 acres avant les semis d’avril. Nous avions remarqué qu’au fil des années, les rendements sur les collines diminuaient. Depuis que nous appliquons ce travail profond du sol, nous avons réussi à les faire remonter. »

Craig a également constaté une nette réduction des dégâts causés par le gel sur les parcelles travaillées.

« Nous avons connu de fortes gelées l’année dernière, mais partout où le sol avait été décompacté en profondeur, l’humidité a permis aux racines de descendre plus bas. Les cultures ont subi moins de stress et ont été moins fortement touchées par le gel que celles des parcelles non travaillées », explique-t-il.

Comme le gel et la sécheresse agissent souvent ensemble, la meilleure disponibilité de l’humidité dans le profil a été un facteur déterminant pour aider les cultures à poursuivre leur développement.

« Grâce à cette pratique, nous avons gagné entre une tonne et une tonne et demie par hectare après une seule saison », indique Craig.

Pour l’avenir, il prévoit d’étendre l’utilisation du travail profond, en ciblant en priorité les zones compactées qui posaient problème jusqu’ici.

« Cela a déjà fait une grande différence, et nous voulons continuer à développer cette approche », ajoute-t-il.

Ferme de Craig Hyde, près de Meribah

Ferme de Craig Hyde, près de Meribah

Un impact de grande envergure

Scott Hutchings confirme l’expérience de Craig et souligne que des résultats similaires ont été observés dans de nombreuses exploitations à travers l’État.

« Nous avons constaté une réduction significative des dégâts dus au gel et de meilleurs rendements globaux sur les parcelles où des techniques d’amélioration du sol ont été mises en œuvre. C’est devenu un outil important pour renforcer la santé et la résilience des sols. »

Alors que l’agriculture d’Australie-Méridionale continue de s’adapter à des conditions climatiques changeantes, des pratiques comme le travail profond avec BEDNAR TERRALAND TN prennent de plus en plus d’importance. Elles contribuent à maintenir la productivité tout en améliorant la capacité du sol à faire face aux campagnes sèches et stressantes.

Craig Hyde et sa famille

Craig Hyde et sa famille

« Les agriculteurs apprennent à composer avec ces conditions difficiles plutôt qu’à lutter contre elles », conclut Scott. « Améliorer la structure du sol et la rétention d’humidité est essentiel pour tirer le meilleur parti de chaque saison. »

Pour des agriculteurs comme Craig, le travail profond du sol est devenu un élément central de la stratégie à long terme. Même dans certaines des conditions les plus sèches observées depuis des années, les résultats montrent qu’un profil mieux structuré peut favoriser un enracinement plus profond, des cultures plus régulières et des rendements plus stables.

Journée de démonstration BEDNAR organisée par Ramsey Bros, Langhorne Creek

Journée de démonstration BEDNAR organisée par Ramsey Bros, Langhorne Creek

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BEDNAR FMT s.r.o.

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